> ARTICLE DE PRESSE
Les Miniatures de La Licorne - Chère famille !



« « La poésie de l’histoire et des petits objets qui font l’univers de Claire Dancoisne se dégage au fur et à mesure des représentations, servie par des comédiens époustouflants et généreux. »

Nord Littoral - septembre 2004.

« « Très belle création du Théâtre la Licorne, avec les frères siamois de la " Chère Famille" ! »

La Voix du Nord - septembre 2004.

« « Dans un hangar de brique nue et sale… Le Théâtre la Licorne donne une petite forme : des siamois, le gros et le maigre, racontent le huis-clos d’une famille de gens du cirque, avec des objets minuscules, des mains, des godillots, vivants comme des marionnettes.
«  Trop fort ! » applaudit un ado ébloui, à la fin. »

Haydée Sabéran - Libération - septembre 2004.

« « Cette vingt-deuxième création du Théâtre La Licorne est, selon Claire Dancoisne, un spectacle de petite taille, autonome et léger techniquement.
C'est vrai par la dimension physique des moyens mis en oeuvre et la surface occupée par le jeu de Serge Bagdassarian et Thomas Dubois, mais les deux acteurs en ont fait un grand spectacle de l'imaginaire et visible par tous.

L'histoire : d'une famille de saltimbanques, les Cazzuro, il n'en reste que deux. Deux frères siamois qui s'ingénient à recréer la famille avec des accessoires miniatures qu'ils bricolent, bidouillent pour imaginer des numéros de cirque, fierté de la tribu des Cazzuro.
De leur boîte à outils omniprésente, sortent, comme du chapeau du magicien, les objets, les solutions de leur imaginaire. Le texte, les objets le contiennent, morbides ou merveilleux, ils sont réels, marionnettes ou symboliques mais ils parlent.
Ce spectacle fait pour émerveiller a aussi la vertu de faire admettre les différences, grâce à deux comédiens dont la prestation physique n'a d'égale que leur générosité. »

La Montagne - janvier 2005.

« « La metteur en scène lilloise Claire Dancoisne a imaginé deux personnages, deux frères siamois rustiques mais touchants. Ils ressuscitent leur famille disparue au travers d'objets qu'ils ont bricolés.

Puis leurs manières nous rassurent. Volontairement maladroits face au public, les Cazzuro se révèlent très habiles dans leur discipline favorite : la bricole. Et là on rigole. De leur armoire de vestiaire décatie, les compères exhument les reliquent de leur famille disparue : les pieds spongieux du grand-père qui trempent dans un liquide jaunâtre, la main de l'oncle Micha, les vêtements de la jolie Mirella.
Tous étaient artistes de cirque. Les d éfunts vont à nouveau interpréter leur numéro grâce à l'inventivité des deux frères. Qui reconstituent tout "au 1/30ème". N'attendez nulle performance éblouissante. Mais laissez-vous gagner par la poésie de ces évocations, l'imagination prend le relais des sens pour rendre possible d'éphémères moments de cirque ».


spacerOuest France - janvier 2005.

 

« « Voyager dans le temps

Revenu de ses voyages extraordinaires, le Théâtre La Licorne se pose quelques jours à Lille pour présenter sa dernière création. "Les Miniatures de La Licorne - Chère famille !". Un retour au Nord, lieu de son ancrage artistique, avec ce beau présent, où les objets poursuivront leurs métamorphoses. Une quête passionnante à partager en famille.

Pour une petite forme, c'en est vraiment une ! Le spectacle tient sur trois mètres carrés tout compris : une armoire, des bocaux, de la ferraille et deux magnifiques comédiens : Serge Bagdassarian et Thomas Dubois. Collés l'un à l'autre, ces frères siamois huilent, pistonnent, tournevissent, ficellent la splendeur passée de leur famille de circassiens. Mégot à la bouche, sandwich à la main, ils font surgir de leur caisse à outils un cirque au complet. Deux petits souliers rouges et c'est Maman, la reine des écuyères. Deux petites mains de latex, tirées d'un bocal de cornichons, voici Grand-Mère qui saute le cercle de feu. Quant à Mirella, l'amante inaccessible, elle est évoquée dans une danse du ventre qui noue la gorge et remue le spectateur jusqu'aux tréfonds des entrailles. Dans cette économie de moyens et d'espace, le spectateur entre en apnée dans un monde immense, un voyage dans le temps, dans la mémoire du cirque, de la poésie des vies. Et c'est elle qui gagne, la poésie, fragile comme une famille d'oiseaux sur un fil télégraphique. »

spacerLa Gazette Nord/Pas-de-Calais - mars 2005.

« « Le Théâtre de la Licorne fait son cirque !
Tout le monde s'est engouffré dans la salle de la mairie pour assister à la représentation du cirque, celui des frères Cazzuro, improbables messieurs Loyal qui réinventent le cirque sur une piste improvisée de 50 cm de diamètre.
Il y a d'abord ses masques énigmatiques, empruntés à la comédia del’arté et puis ce monde improbable, de bric et de broc, foutoir rouillé orchestré par deux frères siamois, l'un mince, l'autre gros qui ne se lâchent pas d'une semelle. C'est l'univers au 1/30ème des gens du cirque : le père, la grand-mère, l'oncle et même le chien viennent présenter leur numéro pour cette unique représentation. Les saynètes sont bricolées avec deux bouts de ficelle, une clé à molette et la ferraille. L'espace d'une demi-heure, les acteurs font revivre toute la magie du cirque. La leur. Celle où ils convient leur famille. Parfois grotesque, tantôt rigolo, souvent monstrueusement drôle, on découvre la piste, les gradins en caisse à outils et les numéros se succèdent. Le saut de la mort, le cerceau de feu, le dressage de chien. Tout y passe. On ressort la famille pour les besoins des numéros. Ici, on n'est pas à la Piste aux étoiles de Roger Lanzac, on serait plutôt à la casse du coin, entre l'établi et les morceaux de tôle. Ça sent la sueur plutôt que la sciure.
Cette Chère famille, nos deux frères siamois lui redonnent vie. Et si l'humour est omniprésent dans ce mini-spectacle, la poésie tient une place prépondérante. On s'attache vite à ces deux frères Cazzuro que déjà le spectacle prend fin. Sur ce fil, ils convient au final tous les artistes. Un dernier salut avant de rejoindre les coulisses. Le public applaudit et réserve alors une ovation pour cette belle représentation ».


spacerLa Voix du Nord - mai 2005.

 

« « Quels mimes extraordinaires ! »
Les Passerelles en mai ont présenté mercredi soir à la salle des Carrières la compagnie du Théâtre de la Licorne. Deux frères siamois, Serge Bagdassarian et Thomas Dubois, comédiens, se remémorent leurs souvenirs d'enfance dans un cirque. Le décor est sordide, c'est l'apologie du misérabilisme. Pourtant, l'émotion est intense et le public passe de l'étonnement au rire. La parodie du saut de la mort est pour le moins inattendue, à l'image du spectacle. À la fin de la pièce, les spectateurs stupéfaits commentent : « C'est un peu effrayant, mais quel talent, et quels mimes extraordinaires, on a même pensé à Jean-Louis Barrault ! »

spacerLa Voix du Nord - mai 2005.

« « A voir aussi, le théâtre La Licorne, qui a enchanté la Villette avec son bestiaire fantastique, ses fabuleuse boîtes à outils et ses drôles d'objets miniatures. Un spectacle petit par la taille, mais grand par son imagination ».

spacerAtmosphères - juin 2005.

« « Chère, très chère famille...
A Bourg-en-Bresse, le Théâtre de La Licorne propose jusqu'à ce soir une oeuvre ramassée dans l'espaceet la durée, mais pas le talent.
Un spectacle minuscule dans sa dimension espace/temps, mais généreux et émouvant, installé dans un théâtre de Bourg dont personne n'avait jamais osé rêvé pareille reconfiguration... »


spacerLe Progrès - juin 2005.

 

« « Rêveries circassiennes
De la célebrissime famille Cazzuro, il ne reste rien. Ou presque. Une armoire, un bric-à-brac, et au milieu d'un foutoir à peine croyable, le dernier des Cazzuro. Énorme, tâché dans son costume de M. Loyal élimé, grandiloquant et triste.
"Les gadjos des taxes", comme il dit, lui ont tout pris de son cirque familial. Mais comme le garçon est assez bricoleur, il se fait fort de redonner "vie" à toute la cohorte des Cazzuro. En deux tours de clé de douze, aidé d'un automate squelettique et armé d'une imagination infinie notre homme refait son monde. Deux caisses à outils s'ouvrent : elles feront les gradins, le guéridon sera la piste.

Numéros incroyables
Sous des dehors clownesques "Chère famille" croque un portrait acide de la famille, teinté d'humour noir. La grand-mère est exhumée ou plutôt ses mains, pour un numéro unique de monocycle sur chaise roulante traversant un anneau de feu.
Les pieds du grand-père sortis du formol sont priés d'exécuter un numéro de casseur de chaînes... Râté ! La mamma est figurée par des escarpins tournoyant sur un air d'opéra : elle est écuyère... Avec ce court spectacle, le Théâtre de la Licorne bâti un univers que l'on ramène chez soi. La scénographie, les costumes et les masques sont soignés.
La magie réside dans les riens. Dans les gestes et les rêves des comédiens qui projettent leurs désirs de numéros incroyables sur l'écran de nos enfances. Le rêve continue ce soir et demain. »


spacerLa Dépêche du Midi - août 2006.

 

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